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| Véhicule* d'un coût de 37 445 $ + taxes | 43 071 $ |
| Location: 555 $ / mois + taxes Terme de 48 mois |
638 $ |
| * basé sur un exemple réel conclu en 2005 | |
| Avantage imposable annuel si le véhicule est acheté 24% x 43 071 $ | 10 337 $ |
| Avantage imposable annuel si le véhicule est loué (2/3 x 638 $ x 12 mois) | 5 104 $ |
| Différence annuelle dans l'avantage imposable | 5 233 $ |
| Différence après 4 ans dans l'avantage imposable | 20 932 $ |
| Économies d'impôt pour le particulier après 4 ans (taux de 48,2%) | 10 089 $ |
Le ministère des Finances du Canada a officiellement été avisé de cet écart injustifiable en termes de politique fiscale. Il reste à savoir si une modification législative éventuelle en résultera afin d'abaisser l'avantage imposable lorsque l'automobile est achetée. Notez que le problème ne se situe pas au fait que l'avantage relatif à une automobile louée soit trop faible.
Dans quelles circonstances est-il préférable d'avoir une automobile fournie par l'employeur?
Après avoir noté que la location s'avère généralement une solution entraînant un fardeau fiscal beaucoup moins lourd pour l'employé dans le cas d'une automobile fournie par l'employeur, il faut alors franchir l'étape suivante. Dans quel cas devrait-on fournir une automobile et dans quel cas devrait-on demander à l'employé de fournir le véhicule tout en le compensant en conséquence, au besoin.
C'est en analysant la formule pour déterminer l'avantage imposable relatif au droit d'usage que l'on trouve la réponse.
S'il n'y a aucune réduction de l'avantage imposable
En forçant l'inclusion d'un avantage imposable égal à 2/3 des frais de location, les lois fiscales présument donc un avantage pour droit d'usage basé sur une utilisation personnelle de 66 2/3 % (soit 2/3 des frais de location). Cela signifie que deux employés parcourant 25 000 kilomètres par année sont traités de façon identique aux fins de cet avantage même si un employé utilise le véhicule à 60 % à des fins personnelles et l'autre employé à 95%.
Ainsi, comme les lois fiscales présument, dans ce cas précis, que vous utilisez l'automobile fournie par l'employeur pour 2/3 à des fins personnelles et 1/3 à des fins de travail, il faut en conclure ceci :
Si l'employé bénéficie de la nouvelle réduction de l'avantage imposable Dans ce cas, pour une automobile louée fournie par l'employeur, il faut simplement ajuster la formule pour tenir compte de la réduction et tirer les conclusions appropriées.
Ainsi, si l'employé a droit à une réduction de l'avantage pour droit d'usage de 75 % en vertu des nouvelles règles introduites en 2003 (voir l'exemple de M. Labonté présenté dans les pages précédentes), les lois fiscales présumeront donc qu'aux fins de l'avantage pour droit d'usage, l'employé utilise le véhicule à 16,67 % à des fins personnelles (soit 2/3 X 25 %). Vous pourrez alors comparer ce résultat avec votre utilisation réelle à des fins personnelles afin de déterminer si le fait d'avoir un véhicule fourni par l'employeur est une sage décision. De plus, dans cet exemple, vous pourrez aussi bénéficier de la méthode « alternative » pour calculer l'autre avantage imposable (celui relatif aux frais de fonctionnement) et ne pas utiliser la méthode "standard" de 22¢ par kilomètre parcouru à des fins personnelles en 2006. Dans certains cas, vous serez agréablement surpris des résultats!
Si le véhicule est plutôt fourni par l'employé, quel mode de compensation devrait-il obtenir de la compagnie à l'égard de l'utilisation à des fins d'affaires?
À cet égard, on peut envisager deux modes de compensation pour l'employé (incluant un actionnaire-dirigeant).
Mode # 1
Une allocation au kilomètre est non imposable si elle est raisonnable. À titre d'exemple seulement, cela pourrait être d'environ 48 ¢ à 50 ¢ du kilomètre pour un véhicule récent parcourant une distance de 20 000 kilomètres par année. Le montant doit demeurer raisonnable sinon vous subirez les foudres du fisc;
l'employé ne réclamera aucune dépense d'automobile dans ses déclarations fiscales et assumera personnellement les coûts réels pour l'automobile;
l'employeur ne pourra cependant déduire, en 2006, qu'un maximum de 50 ¢ du kilomètre sur les premiers 5 000 km par employé et 44 ¢ du kilomètre sur l'excédent.
Ce mode de compensation est à envisager par les employés qui franchissent beaucoup de kilomètres pour fins d'affaires et qui ont un véhicule en bon état.
Mode # 2
L'employeur complète et signe le formulaire fédéral T2200 ainsi que son équivalent provincial TP-64.3 et l'employé réclame en déduction les dépenses d'automobile qu'il a réellement supportées dans ses déclarations fiscales;
l'employeur peut verser un salaire additionnel ou une allocation mensuelle à l'employé pour l'aider à payer ses dépenses d'automobile mais une telle somme sera généralement imposable pour le particulier.
Ce mode peut être fort valable pour les employés qui ne franchissent pas assez de kilomètres à des fins d'affaires pour utiliser le mode # 1 bien qu'ils doivent utiliser régulièrement leur véhicule pour leur travail ou encore s'ils ont un véhicule dont les frais de fonctionnement sont élevés.
Partie II: Les automobiles utilisées strictement à des fins personnelles
Lorsqu'un particulier veut changer son véhicule qu'il utilise strictement à des fins personnelles (c'est-à-dire pour ses déplacements personnels tels que l'aller-retour à son travail, pour ses loisirs, etc.) l'inévitable question revient sur le plancher. Devrait-il louer le véhicule ou l'acheter?
Évidemment, hormis les questions financières, il ne faut pas oublier qu'il existe aussi des facteurs d'ordre personnel qui vont influencer la décision.
Les critères d'ordre personnel en faveur de l'achat
À titre d'exemples seulement, parmi les avantages de l'achat d'une automobile et qui relèvent entre autres de facteurs personnels, notons les suivants:
il existe peu de contraintes quant aux limites de kilométrage;
il existe généralement moins de contraintes quant à l'usure ou à l'état général du véhicule (par exemple, de légers dommages) ainsi qu'à la revente du véhicule;
les ajouts ou la modification du véhicule peuvent être envisagés avec plus de liberté car le véhicule sera peut être conservé plus longtemps que dans le cas d'une location;
l'achat permet d'accumuler un certain capital pour l'acquisition du prochain véhicule (par le biais de la valeur d'échange et/ou par la fin des mensualités relatives au prêt);
Les critères d'ordre personnel en faveur de la location
À titre d'exemples seulement, parmi les avantages de la location et qui relèvent entre autres de facteurs personnels, mentionnons:
la conduite d'un véhicule à l'état neuf de façon plus fréquente;
des frais d'entretien et de réparation moins élevés dans le cas où un véhicule loué est conservé moins longtemps qu'un véhicule acheté;
une valeur résiduelle « garantie » à la fin du bail (si le véhicule a une usure normale);
des mensualités moins élevées permettant de régler "d'autres dettes" ou encore la possibilité de conduire un véhicule plus luxueux pour une mensualité identique à un achat (bien que dans ce dernier cas, l'avantage deviendra définitivement un inconvénient à moyen et à long terme);
un véhicule loué sera généralement plus « fiable » et causera moins de surprises désagréables dans la mesure où il s'agit d'un modèle plus récent;
Il va cependant de soi que ce qui est un avantage pour l'achat devient généralement un inconvénient pour la location et vice-versa. Les critères susmentionnés auront donc un impact non négligeable dans la prise de décisions.
Les critères d'ordre financier
L'augmentation importante du prix des véhicules neufs au cours de la dernière décennie couplée à une augmentation plus faible du revenu disponible des ménages a contribué à populariser le choix de la location au détriment de l'achat par la population québécoise. Évidemment, étant donné que la location permet de payer des mensualités moins élevées (car vous ne remboursez pas la valeur résiduelle du véhicule), cela déclenche, à prime abord, un attrait particulier. Regardons un exemple basé sur un véhicule neuf financé sur des périodes de 36 mois et 48 mois. Afin de permettre une comparaison adéquate, nous avons utilisé une situation réelle où le taux d'intérêt applicable au contrat de location ou au contrat d'emprunt offert par le concessionnaire était le même, soit 5,8%. Il va de soi qu'il faut toujours porter une attention particulière à cet aspect car le taux d'intérêt rattaché à un contrat de financement d'un achat ou de location est un élément-clé. Si un concessionnaire offre un rabais important (sous forme de taux réduits ou de réductions de prix) en faveur d'un mode ou de l'autre, vous devrez alors tenir compte de ces rabais dans les calculs afin de pouvoir comparer des pommes avec des pommes. N'oubliez pas que la location est essentiellement un mode de financement et non pas un mode de détention. En effet, rien ne vous empêche ultimement d'acquérir la voiture à la fin de la période de location.
| COMPARAISON DES MENSUALITÉS LOCATION VS ACHAT - AUCUN COMPTANT- | |||
| Prix de l'automobile avant TPS et TVQ (incluant préparation, transport, etc.) | 33 781 $ | ||
| Prix de l'automobile incluant les taxes | 38 857 $ | ||
| Taux d'intérêt (dans les2 cas) | 5,8% | ||
| Durée des mensualités | Achat | Location | Différence par mois |
| 36 mois | 1 178 $ | 665 $ | 513 $ |
| 48 mois | 909 $ | 570 $ | 339 $ |
Cet exemple est basé sur une situation réelle tirée d'un conces-sionnaire. Dans une situation de taux d'intérêt égaux (comme dans l'exemple), un des élémentsclés qui vous aidera à faire le choix entre la location ou l'achat peut se résumer ainsi: que ferez-vous avec l'économie réalisée sur les mensualités moindres si vous optez pour la location?
Il va de soi que vous devrez obtenir de ces économies un rendement d'au moins 5,8% après impôts (en utilisant l'exemple soumis) pour que la location, sur un strict plan financier, devienne un choix avantageux.
Ainsi, à titre d'exemples, si vous traînez d'importants soldes sur vos cartes de crédit (où les taux d'intérêt peuvent facilement excéder 18%) et que vous démontrez suffisamment de discipline pour appliquer systématiquement la différence dans les mensualités afin de payer vos dettes sur vos cartes de crédit, la location sera alors plus avantageuse. Il en va de même si vous ne cotisez pas le maximum permis à votre REÉR par manque de liquidités. Vous pourriez, à titre d'exemple, utiliser la différence de 513 $ par mois dans les versements (voir notre exemple), l'investir intelligemment dans un REÉR et utiliser l'économie d'impôt réalisée pour augmenter vos mensualités hypothécaires. Vous pourriez ainsi réduire de façon très importante la durée de votre hypothèque tout en accumulant des fonds supplémentaires pour votre retraite. Vous manquez de discipline? Utilisez le système de prélèvement automatique à votre institution financière. Ainsi, le même montant que la mensualité applicable à l'achat de l'automobile sera retiré de votre compte de banque mais sera réparti à diverses fins très rentables. Vous ferez ainsi d'une pierre... deux ou trois coups!
Par contre, si vous n'êtes pas capable d'obtenir un rendement d'au moins 5,8% après impôts (en utilisant l'exemple soumis) avec l'écart entre les mensualités de l'achat et les mensualités de la location, vous devriez alors, d'un strict point de vue financier, envisager l'achat du véhicule plutôt que la location. Cela sera le cas si, à titre d'exemples, vous auriez plutôt tendance à vous louer un véhicule plus dispendieux grâce à la mensualité moindre ou encore si vous en profitez pour augmenter votre niveau de vie pour l'achat de biens de consommation (vêtements, voyages, etc.).
Notez que la même logique peut être utilisée par un particulier qui possède le comptant nécessaire pour acquitter entièrement le prix d'achat de l'automobile. En effet, il faut obtenir un rendement après impôts au moins égal au taux d'intérêt rattaché au contrat de location, par exemple, par le biais de judicieux placements. Autrement, l'achat du véhicule devrait alors être envisagé et ce, si on ne s'attarde qu'au strict point de vue financier. Évidemment, plus le taux d'intérêt offert pour le contrat de location est bas, plus il sera possible d'atteindre cet objectif.
Vous saisissez les règles? Évidemment, les critères d'ordre personnel mentionnés aux pages précédentes pourront aussi vous influencer dans la décision finale. De plus, compte tenu qu'une voiture se déprécie plus rapidement dans les premières années, une personne qui opte pour la location de façon continue (c'est-à-dire à chaque changement d'automobile) supportera de façon nettement plus importante les contrecoups de cette dépréciation qu'une personne qui a tendance à conserver son automobile pendant de nombreuses années, quitte à assumer des frais d'entretien et de réparation plus élevés.
Partie III: Les automobiles utilisées par les travailleurs autonomes
Dans le cas des travailleurs autonomes (et aussi des employés qui peuvent déduire leurs dépenses d'automobile aux fins fiscales), tous les éléments mentionnés à la Partie II du présent document doivent entrer en ligne de compte et les conclusions susmentionnées constitueront également la clé à la recherche de la solution. Cependant, on doit également y ajouter un élément additionnel, à savoir est-ce que les déductions fiscales accordées à la location ou à l'achat du véhicule modifieront les conclusions que l'on tirerait si on ne tenait pas compte de ces déductions fiscales?
Premièrement, il faut préciser qu'il existe plusieurs limites aux déductions fiscales admissibles, notamment afin de restreindre les montants dans le cas de véhicules plus dispendieux. Vous retrouverez, en annexe au présent document, un tableau qui résume les plafonds fiscaux applicables pour l'an 2006.
D'autre part, il va de soi que les déductions admises sont aussi fonction du pourcentage d'utilisation à des fins d'affaires. Ainsi, les déductions fiscales pour les dépenses d'automobile accordées à un travailleur autonome qui n'utilise son véhicule qu'à 20 % à des fins d'affaires auront un impact presque nul sur la prise de décision entre l'achat et la location.
Pour les travailleurs autonomes et les employés qui peuvent déduire leurs dépenses d'automobile et qui ont un pourcentage élevé d'utilisation à des fins d'affaires, les simulations effectuées démontrent que les écarts au niveau des économies fiscales (incluant la récupération de la TPS et de la TVQ lorsqu'applicable) peuvent favoriser l'achat. Cependant, dépendamment de la durée de la location et des mensualités applicables eues égard aux limites fiscales, les écarts favorisant l'achat peuvent varier de minimes à assez importants, notamment lorsque le prix du véhicule excède les limites fiscales applicables. Des calculs propres à chaque situation peuvent s'avérer nécessaires. Toutefois, la décision finale d'acheter ou de louer ne reposera généralement pas sur des raisons fiscales et la fameuse question soulevée dans la Partie II redeviendra un des éléments-clés, à savoir: que ferez-vous avec l'économie réalisée sur les mensualités moindres si vous optez pour la location?
La seule différence avec les conclusions de la Partie II, c'est que le rendement à obtenir avec les économies sur les écarts de mensualités ne sera pas d'au moins 5,8 % après impôts (sur la base de l'exemple utilisé) mais plutôt de 5,8 % moins les économies d'impôt sur les frais de financement additionnels à l'égard du contrat de location. En effet, comme vous payez plus de frais d'intérêt sur un contrat de location (car vous ne remboursez pas la valeur résiduelle mais des intérêts continuent d'être calculés sur cette somme), le rendement à obtenir doit être ajusté pour tenir compte que ces intérêts additionnels vous procurent une certaine épargne fiscale. À titre d'exemple, si vous utilisez votre véhicule à 75 % à des fins d'affaires et que votre taux marginal d'impôt s'élève à 50 %, le rendement après impôts à obtenir avec les économies sur les mensualités moindres sera d'au moins 3,6%1. Il s'agit donc d'un rendement un peu plus facile à réaliser.
CONCLUSION
Nous avons donc pu constater que hormis la situation d'une automobile fournie par l'employeur (où la décision en faveur de la location est, règle générale, très simple à prendre), les autres situations nécessitent une réflexion et… des gestes à poser en vue de rendre la décision de louer un véhicule financièrement rentable. Cependant, il s'agit d'un objectif réalisable dans la mesure où l'on fait preuve de discipline et de « maturité financière » et dans la mesure où les taux d'intérêt et autres promotions sont compétitifs avec ceux offerts par l'achat. Autrement, l'achat du véhicule sera la voie à suivre... et surtout n'oubliez pas de bien marchander dans l'une ou l'autre des situations...!
AVIS
Ce résumé est conçu pour vous fournir une information de qualité sur plusieurs aspects fiscaux et financiers rattachés aux automobiles. Cependant, il est impossible de couvrir toutes les situations envisageables. Il serait possible d'écrire un document encore bien plus volumineux sur ce bouillant sujet. En conséquence, n'hésitez pas à nous consulter. Il nous fera plaisir de vous aider face à votre propre situation.
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